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Le découpage de l’Asie Centrale Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
08-07-2006
Le leg de Staline et des soviétiques

 

Femme ouzbeke au bazar de SamarcandeA la suite de la “mort” de la Route de la Soie, cette partie du monde est un peu tombée dans l’oubli, jusqu’au XIXe siècle, lorsque deux empires s’y sont intéressés. Les Anglais, arrivant du sud et des Indes, et les Russes venant du nord, y ont joué ce qu’on connait maintenant sous le nom de Great Game, et qui fut en fait la première “guerre froide”. Eventuellement, les Anglais se sont fait botter le train par les Afghans, et l’Asie centrale est tombée sous l’influence de Moscou. L’Afghanistan mis à part, la région toute entière fit finalement partie de l’URSS. Mais la plupart des peuples de la région, hormis les Ouzbeks, étaient de nomades. Les soviétiques ont d’abord commencer par les forcer à s’établir, puis Staline a crée les différentes Républiques Socialistes Soviétiques en fonction des ethnies. C’est ainsi que naquirent le Turkménistan ou le Kirghizstan, peuplés de gens qui n’avaient aucunes notions de propriété terrienne. Et Staline appliqua au pied de la lettre la règle de “diviser pour mieux régner”, mettant des enclaves de certaines républiques dans d’autres. Un peu comme le long de la côte sud du lac de Neuchâtel, avec toutes ces enclaves des différents cantons. Cela ne pose que peu de problème lorsque l’on a tous le même passeport, mais les données sont différentes dès qu’il s’agit de nations souveraines. On trouve donc aujourd’hui des enclaves ouzbèks au Kirghizstan, ou encore, prendre le train de Samarcande à Tashkent vous fait passer par le Kazakhstan! Et ce n’est rien encore par rapport aux langues. Tous ces nomades que l’on a sédentarisés de force avaient des langues différentes. Par exemple, le tadjik est une langue qui s’apparente au farsi, alors que l’ouzbek est une langue d’origine turque. On pourrait croire que cela s’arrête là, mais non. Par exemple, les gens de Bukhara et de Samarcande parlent le tadjik, alors que l’ouzbek est la langue parlée dans la capitale Tashkent. Sans oublier le siècle d’occupation russe, ce qui fait que tous les anciens parlent le russe. C’est assez déroutant, le moins que l’on puisse dire, et malgré que je n’aime pas l’admettre, je me rabats systématiquement sur l’anglais, tout en essayant d’apprendre quelques rudiments de russe, qui est la langue passe-partout ici.

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