Menu
Home
News
Portrait
Voyages
Photos
Planification
Tables du monde
Liens
Contact


Les Iraniens Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
07-06-2006
Un accueil exemplaire

Arash, mon ami fan de metal de TabrizCe qui est le plus surprenant en arrivant en Iran, c’est l’hospitalité des gens. J’enMon guide pour Alamut veux pour preuve mon arrivée à Tabriz, où Arash m’a non seulement aidé à trouver l’hôtel que je cherchais, mais m’a spontanément invité chez lui, en s’excusant à maintes reprises pour l’étroitesse de son chez-lui, en voyant la chambre. Ou encore la curiosité dont font preuve les gens. C’est vrai que plus souvent qu’on ne le souhaite, on est dévisagé, et qu’à certains moments où on souhaite être un peu tranquille, c’est un peu ennuyeux. Mais les gens sont comme ça, ils ont soif de nouvelles du monde extérieur. Ils veulent savoir ce qu’on pense de l’Iran à l'étranger, et je ne peux que leur répondre ce que beaucoup pensent, que je suis fou d’aller dans ce pays “dangereux”. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce pays a un sérieux déficit d’image. Mais les discussions abordent aussi la politique, et les avis sont partagés. M. Amadinejad, le président en fonction a été élu un peu comme M. Le Pen s’est retrouvé au deuxième tour en France: suite au mécontentement du peuple. La plupart des gens ne sont pas vraiment d’accord avec lui, même s’il est parfois aimé pour son franc-parler. Il parle comme les gens de la rue d’ou il vient, et semble faire pas mal de chose pour eux. Il suffirait simplement qu’il apprenne à s’exprimer sur la scène internationale, où on neL'ex-neuchatelois de Esfahan peut pas forcément dire ce qu’on pense au moment ou on le pense! Mais le sentiment général est plutôt au mécontentement. Le mot prison pour qualifier le pays est revenu souvent. Toutefois, même si les iraniens sont très fiers, lorsque je leur dis que c’est en définitive le peuple qui choisit son gouvernement, la réponse est souvent que c’est impossible. Je n’en ai pas vu qui seraient prêts à prendre la tête, à être des leaders, à faire quelque chose. J’ai un peu l’impression que personne ne veut se mouiller pour les autres. Evidemment que dans un pays comme ça, c’est un choix de carrière assez dangereux, et je pense que le changement ne peut venir que d’un leader charismatique comme l’était Khomeini. Il a su mener le peuple, pas forcément dans la direction qu’il pensait, mais il les a guidé. Le changement viendra, mais à ce prix-là…

Mon chauffeur pour Takt-e SoleimanJ’ai aussi fréquemment parlé religion, et jamais on ne m’a regardé de travers lorsque jMaryam et son fils Aryan’exprimais mon point de vue, lorsque je disais que des livres, comme la Bible ou le Coran, écrit par des hommes, avaient amené bien plus de malheur qu’autre chose. Cela témoigne d’une grande ouverture d’esprit, et d’une grande tolérance. Mais le sujet qui me plait le plus est les relations entre hommes et femmes. Un regard, un contact dans la rue ou en public, entre deux “inconnus”, est totalement proscrit. Une femme ne peux s’asseoir dans un bus à côté d’un homme qu’elle ne connaît pas, et on assiste souvent à une sorte de partie de chaise musicale avant le départ. Un homme intéressé par une femme qu’il croise dans la rue ne peut l’aborder et lui proposer un verre. Surtout qu’il n’y a pas de bar! Il doit essayer de repérer la fille, peut-être la suivre à son domicile, et ainsi éventuellement trouver son numéro de téléphone! C’est vraiment roccambolesque, et j’ai eu la chance d’assister à un tel manège lors de ma visite de Kandovan avec Arash. Durant la visite, nous avons croisé un groupe de filles, et l’une d’entre elle a visiblement tapé dans l’oeil de mon ami. Femmes fumant le qalyan, restaurant yord, ShirazCoup de chance, il semble que c’était réciproque, et après s’être échangé de petits Vivi et Maryam, mes amies de Esfahancadeaux, la montre d’Arash pour un petit nounours porte-clefs, le manège que les deux ont mené pour s’échanger leur adresse e-mail. Les échanges de regards, les gestes plus ou moins discrets dans le dos de la mère, et pour finir, c’est moi qui ai dû écrire le mot! Incroyable. Mais le plus surprenant fut ma rencontre à Esfahan dans un bus avec Vivi, puis son amie Maryam. Se faire aborder par une fille est toujours flatteur, mais ici, en Iran! Et qu’en plus elle sollicite une rencontre plus tard, mes chaussettes tombaient parterre! J’ai enfin pu discuter avec des femmes iraniennes. Des femmes modernes, qui travaillent, qui ne portent pas le voile noir, mais plutôt une sorte de châle de couleur. C’était vraiment très instructif de pouvoir avoir l’autre versant de la médaille.

< Précédent   Suivant >
Position actuelle

Cossonay, Suisse


En ligne
Il y a actuellement 51 invités en ligne
Tout frais
   Home arrow News arrow Sur la Route arrow Les Iraniens