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Chez Reza Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
01-06-2006
Basighon et poésie

Les trois étages de la maison de Reza ne contiennent que des canapés et fauteuils. Tout se passe à même le sol, les repas comme le sommeil. Il n'y a pas de télé non plus, mais des instruments de musique traditionnelle persane que les différents colocataires maîtrisent avec plus ou moins de succès. Les soirées sont passées à jouer au basighon, un jeu de cache-cache et d'intox. En fait, on prend une petite pierre, une pièce de monnaie ou quoique ce soit de pas trop gros, et on forme deux équipes. Le but est de retrouver le "gol" dans les mains des membres de l'autre équipe. Mais les spécialistes sont de véritables prestidigitateurs, et on ne sait déjà pas à qui il passe le "gol". Pour s'aider, on peut demander à un joueur, autant de fois que l'on veut, de "basighon", de jouer, c'est-à-dire montrer sa main vide et faire une sorte de tour de passe-passe avec ses mains. Une fois qu'on est sur qu'une main est vide, on dit "putch", et le joueur ouvre sa main. Mais attention, si on se trompe, l'adversaire marque le point. C'est un jeu on ne peut plus simple, et les heures passent très vite en rigolant assis ensemble à même le sol à se taper sur les mains, à se les palper pour tenter de sentir le "gol", et pour moi, à être impressionné par la dextérité des mains des champions!

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Les Iraniens vouent une admiration sans bornes à leurs poètes, et j'ai été surpris lorsque, assis en groupe, l'un ou l'autre prenait un livre de Hafez ou Sa'adi par exemple, et lisait un poème, que tout le monde écoutait de manière quasi religieuse. Même si je n'y comprenais rien, les intonations et le coeur mis dans la lecture étaient presque émouvants pour l'impie que je suis.

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