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Puno Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
04-05-2008
Chullpas et Uros.

Une des Chullpas de SillustaniLa route de Michael et la notre se séparent finalement. Nous avons traversé la Bolivie ensemble et il y reste, alors que nous passons de l’autre côté du lac, au Pérou. Mais ce n’est qu’un au revoir. Après tout, Münster est la route de la Hollande...

Nous quittons Copacabana tôt le matin du dmanche de Pâques. La frontière est à un jet de pierre, et l’aide chauffeur a juste le temps de nous informer que le bus nous récupérera du côté péruvien, et y attendra tout le monde, même ceux qui auront des problèmes. "Tu vas voir que la seule qui aura des probèmes, ce sera toi!", que je dis à Antoinette pour rigoler. Sur ce coup là, j’aurais mieux fait de me taire, car le seul à qui on demande de changer de colonne quand il présente son passeport, c’est bel et bien moi !

- Vous êtes Suisse ? Mais vous n’avez droit qu’à 30 jours....
- Sérieux ? Vous êtes sûr ? J’avais même pas vu...
- Veuillez passer à la caisse, s’il vous plaît.

Quel con ! Deux ans sur la route, je ne sais même pas combien de frontières passées, et je me fais avoir comme ça ! Comme quoi, tout arrive... Il faut dire que nous n’avions contrôlé que le passeport d’Antoinette, qui avait un joli tampon marqué 90 jours. Et normalement, on a toujours le même traitement que les Européens..... Normalement.

Un tampon péruvien en poche, que je contrôle bien cette fois, et nous poursuivons le long des rives du Titicaca jusqu’à Puno. La ville en elle même n’a rien de particulier. Nous pourrions presque être toujours en Bolivie. A un détail près. Une impression, une sensation avec les gens sur laquelle nous n’arrivons pas à mettre le doigt tout de suite. Mais après quelques heures, nous savons quelle est la différence : les gens sourient, sont aimables. Pas comme les Boliviens qui, un peu comme les Tibétains d’ailleurs, ont souvent le sourire rivé en mode négatif. Et cela fait une grosse différence.

Les îles flottantes des UrosL’une des raisons de notre présence à Puno est le site de Sillustani. Les Collas, un royaume apparu à la chute de Tiahuanaco, ont construit sur une colline dominant un lac d’étonnantes tours funéraires. Nommées Chullpas, elles étaient remplies de momies d’une même famille en général. Etant d’importants symboles religieux, ces tours, dont la plus grande culmine à 12 mètres de haut, ont beaucoup souffert de l’arrivée de l’église catholique. Durant ce tour, mon oreille ne peut manquer cet accent particulier et familier qu’est le vaudois. Version Champagne, village où vivent Christian et Myriam. Et même si Puno n’est pas si petit, nous parvenons sans nous donner rendez-vous à nous retrouver dans le même restaurant le soir pour faire plus ample connaissance.

Le lendemain, avec pas mal de réticences de ma part, nous nous embarquons pour l’attraction majeure de la région, les îles flottantes des Uros. On les dit extrêmement touristiques, et je ne suis vraiment pas fan des ces pompes à touristes. Mais après tout, il n’y a pas d’autre îles de ce genre au monde. Et comme on dirait par chez moi, je suis déçu en bien. Oui, les îles sont très touristiques. D’une certaine manière, leurs habitants n’ont pas beaucoup d’autres choix s’ils entendent conserver leur mode de vie ancestral dans le monde moderne. Mais d’un autre côté, ils n’ont pas transformé leur environnement en Disneyland. Le tour, en grande partie grace à notre guide très enthousiaste, est vraiment intéressant. De l’origine de ces îles, à leur maintenance mensuelle, nous en apprenons énormément sur la totora, cette sorte de roseau local dont sont faites les maisons, les bateaux, les îles,.... et l’artisanant qu’on essaie quand même de nous vendre à la fin.

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