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Merci Jamilia Version imprimable
Ecrit par Stéphane   
27-10-2006
Mon vélo enfin retrouvé!

L'heure est au montage...Au 8e jour ouvrable, trouvant le temps un peu long à Bishkek, je me suis permis d’envoyer un mail, en français, à la Poste Suisse leur demandant s’il était possible de savoir où se trouvaient mes paquets. La réponse m’a surpris à plus d’un titre. Tout d’abord, elle était en anglais. Il me semblait pourtant qu’à mon départ, nous n’avions “que” quatre langues nationales. Bref, ce n’était rien en comparaison du délai qui passait de 5 à 10 jours ouvrables, à 4 à 15 jours ouvrables. Inutile de dire que ma réponse fut un peu sèche! Mais une fois tous les délais passés, et après un coup de gueule envers la Poste, je me suis dit qu’il me fallait prendre les choses en main. Et qui est le plus apte à venir en aide à un citoyen Suisse? Le consulat, en l’occurrence à Bishkek le Swiss Cooperation Office, qui s’occupe de plein de projets de développement dans la région. Là-bas, la charmante administratrice Jamilia Tchukurova s’est occupée de moi. Le téléphone a chauffé, de mon côté aussi par l’intermédiaire de Tania. Tant du côté suisse que du côté kirghiz, la poste est un monstre apathique qu’il faut secouer très fort s’il on veut obtenir quelque chose. Il faut dépenser une énergie incroyable  pour obtenir une réponse à une simple question comme “qui a transporté les paquets hors de Suisse?”. Et à un tel niveau de frustration, des réponses comme “ce n’est pas dans l’ordinateur” sont difficilement tolérables!

Malgré tout, après 3 jours de recherches, Jamilia a réussi à localiser mes paquets en téléphonant en dernier recours à la gare ferroviaire. La secrétaire a l’autre bout du fil savait de quoi on parlait! Un officier des douanes les avait mis de côté, les trouvant très gros. Et tout ça sans en informer qui que ce soit, bien évidemment! Le concept que quelqu’un devait les attendre quelque part ne l’avait visiblement même pas effleuré…. Mais je dois dire que même sans parler le russe, le ton que Jamila a employé avec lui ne laissait aucune place au doute. Elle m’a également mis en garde. Il allait certainement me demander de l’argent. Ce qui fut effectivement le cas, après une poignée de main franche et virile, quand je me présentais le lendemain, accompagné de Grégoire, un ami allemand parlant le russe. Avec tout le temps perdu à cause de lui, il était clair qu’il n’allait pas voir l’ombre d’un Som de ma part. J’avais imaginé tous les scenarii, mais celui qui s’est passé figurait parmi les plus optimistes. Une fois les paquets ouverts, je lui ai fait comprendre que rien n’était neuf, ce qui n’était pas loin de la vérité. Toutefois, la valeur des choses est indiquée sur les bordereaux. Quand il me montra le chiffre de 645, je lui fis remarquer qu’il s’agissait de francs suisses et non de dollars US. Et je m’empressais de lui faire la conversion: environ 200-250 dollars! Et l’affaire s’est terminée là, après que j’ai encore emprunté un petit chariot pour ramener le tout chez Sabirbek, la pension qui est devenue ma maison à Bishkek.

Une drôle d’expérience, que je ne renouvellerai pas de si tôt. Mais qui m’a permis rencontrer des gens merveilleux. Tout d’abord à la pension, des voyageurs comme Gomez, Louisa, Dion et j’en passe, pour certains coincés là pour des raisons de visa. Puis surtout un petit bout de bonne femme débordant d’énergie et de gentillesse. Même si je l’ai déjà remerciée d’un bouquet de fleurs, ces quelques lignes lui sont personnellement dédicacées. Bolchoyi spaciba Jamilia.

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